Journal d'études #4

Petites avancées, mais beaucoup de questionnements. 


D'abord, j'en suis au chapitre 18 de The Law and the Lady, et ça y est. On est rentrés dans le dur. Valéria, notre protagoniste et "détective", s'est lancée dans sa quête : prouver l'innocence de son mari. Elle a conscience de la difficulté et annonce tout de go : "vazy j'y vais, rienaf" (je résume évidemment, ceci n'est pas une citation d'un livre du XIXe, of course). Son entourage lui répond qu'elle est folle, parce que ce n'est pas la place d'une femme, toussa. Et les 3 chapitres s'intéressent à la lecture des minutes du procès (les suivants aussi à mon avis). C'est intéressant, puisque ça donne l'opportunité au lecteur d'avoir exactement les mêmes informations que le personnage, à l'inverse d'une aventure de Sherlock Holmes. 

Pour l'instant, elle fait preuve de détermination tout en faisant l'étalage de tout l'éventail d'émotions qui sont les siennes et qu'elle confie à son journal (format du roman). A suivre, donc.

Avancée : ch.18/50

Du côté de la lecture de la souffrance,  les chapitres inintéressants se sont enchaînés, à tel point que j'ai même noté : "ch.11 :  BLA BLA". Et je n'arrive toujours pas à comprendre ce que fait ce livre dans ce corpus. 
Le personnage féminin est passif, enfermé, et sa parole ne vaut pas un kopek. Elle ne cherche absolument pas à faire la lumière sur ce qu'elle a vécu/fait, ni même à résoudre un autre crime. Elle s'assied et répond aux questions du Dr. Jordan (dont je n'arrive même pas à retenir le nom, tellement il fait peu de choses), qui pour l'instant est bien le seul à "enquêter". Sur Grace. Toutefois, à en croire les échanges qu'il a avec d'autres praticiens ayant étudié Grace, il ne cherche pas à savoir ce qu'il s'est vraiment passé. Il "étudie" Grace. Pourquoi ? Je ne suis pas sûre de le savoir exactement, à part que le cas l'intéresse. 
Donc, pour l'instant, non seulement c'est chiant, mais ça n'a aucun intérêt pour le thème étudié à savoir : les détectives FEMININS. Bref, je suis doutance. 

Avancée : p.137/623
En parallèle, et au départ pas du tout pour cette étude, j'ai entamé The Alienist, de Caleb Carr. L'action se déroule encore au XIXe, aux Etats-Unis, un meurtre horrible est commis et une équipe composée d'un psychiatre, d'un journaliste et d'une secrétaire de police/ancienne infirmière se forme pour résoudre l'affaire qui empile les cadavres. 
Et je me dis que ce livre est bien plus cohérent que Alias Grace dans ce cadre. On est témoins de la dynamique de groupe et des problèmes que la présence d'une femme pose aux hommes, des limitations qu'ils se donnent et qui poussent d'ailleurs Sarah (le personnage féminin) à déclarer que si ça les gêne, il suffit qu'ils s'imaginent qu'elle n'est pas une femme. 
Bien qu'elle ne soit pas le personnage central, on peut la voir participer, être pro-active, avoir des initiatives, réfléchir à l'enquête et proposer des pistes pertinentes, suivies par ces collègues. Elle fait face à des préjugés et des questionnements qui sont ceux de son temps, tout en jouant les équilibristes entre acceptation et transgression des règles sociétales.

A ce stade, j'ignore si j'inclurai ce titre dans ma bibliographie, mais pour l'instant il me paraît pertinent. Plus que le Margaret Atwood. 

Avancée : p.250/498


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