Journal d'étude #3
Alias Grace de Margaret Atwood
Sorti en 1996 et traduit en français en 1998, il a le volume idéal pour caler vos portes, assommer un intrus ou faire un oreiller digne de la dynastie Ming. Il s'inspire TRES LOURDEMENT d'un ouvrage de non fiction : Life in the clearings, de Susanna Moodie, publié en 1853.
En fait l'idée, c'est de raconter une histoire de true crime de l'ère victorienne du point de vue de l'accusée : Grace Marks (alias Mary Whitney), le tout dans un style que je déteste absolument le stream of consciousness.
Grace passe de l'asile à la prison pour le meurtre de son ancien employé et de sa maîtresse. L'histoire dit que Grace Marks n'a tué personne mais a manipulé un jeune homme pour faire le travail à sa place. Elle se retrouve ainsi "sauvée" de l'exécution et emprisonnée à vie.
Le livre enchaîne les points de vue. Celui de Grace emploie le "courant de pensée" (stream of consciousness), ce qui m'est absolument insupportable.
En littérature, le courant de conscience ou flux de conscience est une technique d'écriture qui cherche à transmettre le point de vue cognitif d'un individu en donnant l'équivalent écrit du processus de la pensée. (Wikipedia)
Elle balance tout et n'importe quoi en vrac, sans ponctuation pour le discours rapporté ou le dialogue, parce que c'est tellement plus marrant. Je comprends la volonté de l'autrice et en soit ce n'est pas un mauvais choix, mais pour moi c'est une souffrance.
Sans compter que les autres points de vue sont d'une grande inutilité pour l'instant. Ils présentent des courriers professionnels et personnels qui parlent du paysage et de maman, et pardon de vous le dire mais : je m'en tape bien comme il faut.
Pour résumer : un jeune psy plein d'ambition et d'avenir s'intéresse au cas de Grace et vient parler avec elle régulièrement tout en espérant ouvrir un hôpital psychiatrique digne de ce nom (un "asile" donc au XIXe siècle). Grace, de son côté, raconte bien ce qu'elle veut, de toute façon elle est un narrateur non fiable et ses pensées sont souvent entrecoupées voire incohérentes. D'autre part son comportement tend à faire penser qu'elle a de sacrés problèmes vu comment elle rêve d'agresser physiquement presque tout le monde.
A ce stade du livre, je n'ai pas la moindre idée d'où ça va, ni de ce que ça veut me raconter. Et j'en suis p104. Cette lecture va être pénible.
Avancée : p104/615
Etat d'esprit : envie de tout cramer.

Je n'ai encore jamais lu Margaret Atwood, mais j'ai La Servante écarlate dans ma bibli. Je freine très fort pour le lire parce que bon, lire des oppressions sur des femmes pendant tout un bouquin. Heu... Pffff... Hein...
RépondreSupprimerLe stream of conciousness, ça donne pas envie ! J'ai du mal avec les passages décousus, comme ça. J'ai une tendance à les sauter...
Ne crame rien, en pleine canicule, rhoooo ;)
Arf oui, t'as raison, c'est pas le moment de foutre le feu partout. Mais rien ne dit que la Servante Ecarlate sera écrit pareil. Et je le lis pas pour exactement ces raisons XD
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