Journal d'étude #2
A propos de "The Law and the Lady" de Wilkie Collins (ou "Seule contre la loi")
Livre écrit en 1875, il raconte le mariage de Valéria et Eustace qui part plutôt mal. Elle est transie d'amour pour ce type que personne ne connaît et apparemment tout le monde est contre ce mariage. Mais Valéria, elle en a rien à carrer, elle est comme ça, Valéria. Elle veut se marier à Eustace et elle le fait. Déjà, ça place un peu le personnage : déterminée et prête à braver les interdits de la société (enfin pas trop non plus).
Eustace, de son côté, n'a rien pour lui. On nous le présente de façon à ce qu'on le déteste automatiquement. Après le mariage, il est distant, étrange et montre des signes évidents de manipulation (trop évidents?). D'ailleurs on découvre très vite le noeud du problème : il a épousé Valéria sous un faux nom.
Il n'en fallait pas moins pour lui mettre la tête en ribouldingue et la décider à déterrer la vérité. Ce qu'elle fait. Elle finit par découvrir que son mari a été accusé d'avoir empoisonné une première épouse dont elle ignorait l'existence. Ça fait beaucoup à avaler. Et je vais être honnête : parfois Valéria est en sucre, mais bon c'est mon avis de femme du XXIe siècle.
Et Valéria, elle dit non. Elle décide que maintenant ça suffit, et qu'elle va prouver à tout le monde que son mari est innocent. Ce qui risque d'être intéressant.
J'en suis là de cette lecture. Le style est inattendu, dans la mesure où le narrateur est Valéria elle-même qui livre ses souvenirs comme dans un journal, ou à un auditeur quelconque. Elle nous parle donc directement en s'exprimant à la première personne. Ce qui peut s'avérer frustant lorsqu'elle s'évanouit.
En tous cas cette approche m'a surprise et j'ai peur de devoir lutter contre cette antipathie automatique que je ressens à l'encontre d'Eustace qui me rappelle Wikham dans Orgueil et Préjugés, et que j'ai bien envie de baffer. Il se présente toujours comme une victime de tout et de tout le monde, tout en se présentant comme un héros prêt à se sacrifier pour la cause (de l'amour bien sûr) : insupportable.
Bref, à suivre...
Avancée : chapitre 13/50.

J'ai chopé un ou deux Wilkie Collins en boîte à livres, je m'y pencherai, tiens...
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